Simple n’est pas facile
Les nuances et les détails ne sont pas le chemin vers la complexité. Bien au contraire, la qualité
du détail rend la communication beaucoup plus simple. Si nous disons rouge rubis, nous ne disons
pas rouge sang, ni simplement rouge. Le degré de précision que nous utilisons est directement
proportionnel au degré de précision de l’interprétation du message. Il en va de même dans nos
relations interpersonnelles. Plus nous serons précis sur les détails du message, moins il y aura
d’interprétation. Et nous savons tous que les interprétations sont la source de la plupart des conflits et mécontentements du quotidien.
Seulement dire simplement les choses n’est pas la facilité. Car pour dire simplement, il faut dire
vrai et cela implique l’attachement à la nuance. Mais comme dans tout schéma relationnel, il y a
l’émetteur et le récepteur et les deux doivent se situer sur la même volonté de simplicité et
d’authenticité.
De la même manière, dans nos entreprises, les relations et les process sont d’une extrême
complexité. Nous rajoutons des couches de connaissances, des couches de procédures, d’assurances et réassurances, et toutes nos démarches ne font, en général, que rendre les choses plus complexes.
À vouloir bien faire, nous oublions trop souvent cette quête de simplicité.
Mais il est plus facile de rajouter que d’enlever. Il est plus facile de créer du complexe que du
simple. Il est beaucoup plus facile de générer du conflit et du déni que de la responsabilité et de
l’écoute.
Simple n’est pas facile. La simplicité se travaille. La simplicité se mérite.
La route est certainement longue mais le voyage est beau. Il est déjà possible de rentrer la bonne
destination dans notre GPS. Alors peut-être que cette petite voix agaçante arrêtera de nous dire :
« Faites demi-tour dès que possible ! » Libre à chacun de suivre sa propre route.